• Sommaire de la page :

    1) Introduction

    2) Tricoter

              > Présentation

              > Des mailles

              > Des rangs

              > Des points

              > Créer, façonner

              > Assembler

              > Endroit / Envers

              > Gauche / Droite

              > Tricot plat / Tricot rond

    3) Un peu d'histoire

     

    1) Introduction :

    Le tricot permet de confectionner des vêtements chauds et confortables, de réaliser des accessoires tendance ; mais c'est bien plus que cela, il développe la créativité, la persévérance, l'envie d'arriver à construire, à fabriquer un objet utile soi-même.

    Tricoteuse

     

     

    Le tricot demande de la patience, un peu de rigueur ; ou du moins il nous les

    enseigne. C'est une excellente façon d'évacuer le stress et les angoisses.

     

     

    Cette activité manuelle est simple à la base : il faut une pelote et une paire d'aiguilles. Mais à partir de là, le tricot ne se limite pas à des procédures, des façons de faire : c'est la possibilité de créer des modèles, des formes et des points nouveaux...

    Pelotes

     

    De plus, le vaste choix de matières et de couleurs à disposition - de la laine naturelle (voir Art."Laine de Mouton) aux soies chatoyantes, en passant par les acryliques et polyesters résistants (Art." Les fibres chimiques) ou les mélanges de fibres - permet toutes les fantaisies.

     

     

    LES COMBINAISONS SONT INFINIES !

     

    2) Tricoter : c'est l'action de créer une pièce de tissu appelé tricot.

    > Le tricot se différencie du tissage entre autres par le fait qu'on utilise habituellement un seul fil pour réaliser l'étoffe, tandis que le tissage (voir Art. "tissage à baguettes) requiert plusieurs fils disposés verticalement (le fil de chaine) qui est ensuite parcouru par un fil horizontal (le fil de trame).

    Cette différence fondamentale fait en sorte que le tricot est élastique dans toutes les directions. De plus, le tricot demande un matériel simple : des aiguilles à tricoter (voir Art. "Le Matos) et du fil ; un matériel léger : on peut pratiquer cette activité où l'on veut.

     

    > Le tricot est constitué de boucles, appelées mailles, passées l'une dans l'autre. Les mailles actives sont tenues sur les aiguilles jusqu'à ce qu'elles puissent être bloquées par le passage d'une nouvelle maille à travers elles.

    Pour cela, 2 techniques fondamentales : la maille à l'endroit et la maille à l'envers (voir Art. "Au commencement). Le tricot de base, appelé jersey, possèdent donc un endroit et un envers. Sur l'endroit du jersey, les parties visibles forment un V arrangés comme sur une grille. Sur l'envers, on ne voit les extrémités horizontales des mailles, formant une texture de bosses.

    Ce sont aussi des mailles que l'on tricote ensemble, que l'on glisse, que l'on allonge, que l'on croise, que l'on retourne, que l'on rabat... (voir Art. "Encore des mailles).

    Une maille est une boucle que l'on forme sur l'aiguille à l'aide d'une seconde aiguille. Elles s'enchaînent pour former des lignes horizontales que l'on nomme "rang".

    Mailles rangs

     

    > Un rang est donc l'ensemble des mailles réunies sur une seule aiguille. Le 1er rang (ou rang1) d'un travail est celui qui succède aux mailles de montage, le premier que l'on tricote de droite à gauche. Il représente l'endroit de l'ouvrage comme tous les rangs impairs (3, 5, 7...) suivants.

    Les rangs pairs (2, 4, 6...) sont donc des rangs envers.

    Quand on tricote un rang, la main gauche tient l'aiguille où se trouvent les mailles à tricoter ; on commence à tricoter par la droite de cette aiguille. Une fois le rang terminé, toutes les mailles se trouvent sur l'aiguille de droite. Pour tricoter le rang suivant, on dit que l'on "retourne l'ouvrage", c'est-à-dire que l'on fait passer l'aiguille qui a le tricot dans la main gauche et que l'aiguille qui se retrouve vide est dans la main droite.

     

    > Les différentes combinaisons de types de mailles, de types de rangs, donnent lieu à différentes textures ou points (Voir Art."Les Points.).

    Un point est la disposition, sur un ou plusieurs rangs, de groupes de mailles travaillées alternativement, soit à l'endroit et à l'envers, soit rabattues, prises ensemble, croisées, etc... de façon à former un "dessin" (rayures, damiers...) qui se répète périodiquement au cours du travail.

     

    > D'autres techniques, telles que les augmentations/diminutions (voir Art."Le Façonnage), laisser les mailles en attente sur une aiguille, rabattre des mailles, etc... permettent de faire des points plus complexes et donner une forme au tissu.

     

    > Le but de tout cela est donc d'obtenir des pièces de tricot (= tissu) à assembler pour porter un vêtement (accessoires...) en laine. Là aussi, il existe diverses méthodes (Voir Art."Assemblage).

     

    > Ces pièces de tricot comportent toutes un endroit et un envers.

    Quand on parle de "l'endroit de l'ouvrage", cela signifie, qu'une fois terminé et porté, ce sera le côté de l'ouvrage que l'on verra ; et inversement, "l'envers de l'ouvrage" est le côté que l'on ne verra pas.

    On tricote sur l'envers après avoir tricoté sur l'endroit et inversement, sur l'endroit après avoir tricoté sur l'envers ; il suffit de retourner l'ouvrage.

     

    > Elles ont aussi un côté droit et un côté gauche.

    Quand on parle de "la droite de l'ouvrage", cela indique la partie de l'ouvrage se trouvant sur la droite de la tricoteuse lorsqu'il est posé devant elle, l'endroit sur le dessus. Le côté gauche c'est l'autre côté.

     

    > Le tricot à plat (ou tricot plat), qui peut être fait sur 2 aiguilles droites, ou sur 1 aiguille circulaire, produit une bande (voir Art. "Au commencement...). Il est, à la base, utilisé pour tricoter des rectangles plat, des pièces planes : écharpe, couverture, devant et dos d'un pull... Il s'effectue en retournant le travail après chaque fin de rang.

    Le tricot circulaire (ou tricot rond), qui se fait sur une aiguille circulaire ou sur une jeu d'aiguilles à 2 pointes, produit un tube sans couture (voir Art. "En rond et Rond). On peut ainsi créer des pièces de tricot circulaire (ou en tube) : bonnets, chaussettes, gants, manches...

    La grande différence avec le tricot plat est que le travail se fait toujours sur l'endroit et dans le même sens, de droite à gauche, la progression suit une spirale ininterrompue. Du coup, plus de lisières, plus de coutures.

    Enfin, elle oblige à considérer l'interprétation du point par rapport à l'endroit et cause un léger décalage dans le raccord à la fin du tour.

     

    3) Un peu d'histoire :

    Depuis les temps les plus anciens, le tricot fait partie intégrante du développement du textile : points, techniques, emploi des couleurs ont évolué au gré des cultures, au rythme des civilisations. Si on a perdu, au cours des siècles, la signification symbolique de certains points, de certains usages, le tricot n'en demeure pas moins un élément essentiel de notre héritage : c'est l'une des activités manuelles la plus ancienne et la plus populaire.

    > 10 siècles avant Jésus-Christ, les peuples nomades d'Arabie portaient des chaussettes-sandales tricotées à la main, et des vêtements tricotés étaient en usage dans les anciennes civilisations du Pérou.

    > Au début de notre ère, le mot "cnytte", qui signifie "tricoter", apparaît dans un dictionnaire d'Oxford.

    > Venu d'Orient, le tricot se répand grâce aux conquêtes arabes et s'installe en Europe, via l'Espagne.

    > Les termes point mousse et point jersey (voir Art."Les points simples) remontent à l'an 1500 environ. A cette époque, l'industrie des bas tricotés à la main revêtait une grande importance économique. Le point mousse (ou point de jarretière) utilisé pour la partie supérieure des bas faisait office de jarretière, car il pouvait s'étirer et s'ajuster au tour de cuisse, tandis que le point de jersey était réservé à la partie du bas devant épouser les formes de la jambe.

    > La première guilde commerciale de tricot a été fondée à Paris en 1527.

    > L'origine des laines Mérinos : Les laines les plus fines, les plus belles sont celles des moutons mérinos (Voir Art."Laine de Mouton), dont la réputation en Andalousie date de 2500 ans. Le premier troupeau de moutons mérinos, acheté au roi d'Espagne, fut introduit et acclimaté en France sous le règne de Louis XV. Ce troupeau fut logé dans le château de Rambouillet, où existe encore actuellement une importante école de recherche et d'application de la laine.

    > L'introduction de la soie (voir Art."Autres troupeaux), venue de Chine, fait évoluer le tricot vers des formes très sophistiquées, et le bas de soie, parti de Mantoue (Italie), se répand dans les cours à partir de la Renaissance

    > Le tricot remonte à la nuit des temps, bien avant que les pêcheurs d'Irlande ou des Iles Shetland ne s'emmitouflent dans des pull-overs de laine chauds et inusables. Au fil du temps, les points de base ont été combinés pour former des motifs plus complexes, dont beaucoup permettaient d'identifier les habitants d'un village ou d'une région.

     > Au XVIe siècle, la défaite de l'Armada espagnole, dont les navires s'échouent sur les côtes écossaises et anglaises, permet, par l'intermédiaire des marins capturés, la propagation de nouvelles textures de tricot en relief.

    > Au XVIIe siècle, les hommes tricotaient eux-même leurs gilets avec de la soie sur de fines aiguilles métalliques.

    > Au XVIIIe et XIXe siècle, les femmes des Iles Shetland tricotaient des pulls avec de fines aiguilles au rythme de leurs déplacements ou de leurs tâches ménagères. Elles réalisaient plusieurs pulls par an.

     > Différentes régions d'Europe se distinguent par leurs spécialités : points dentelle (France, Hollande, Iles Shetland), motifs en relief rebrodés (Autriche, Europe centrale), bas et gros pulls en laine rustique naturelle (Danemark, Islande), motifs torsadés (Irlande, Aran)...

    > 1801 : Joseph-Marie Jacquard (1752-1834) invente, à Lyon, le Métier Jacquard. Ce métier à tisser combine diverses techniques : aiguilles, cartes perforées et cylindres ; et permet pour la première fois le tissage simultané de plusieurs dessins employant des couleurs différentes (voir Art."Jacquard).

    > 1850 : invention de la première machine à tricoter par l'Anglais William Lee (Art."Machine à tricoter).

    > 1900 : industrialisation des métiers.

     > Le tricot, jusqu'à il y a quelques décennies, se transmettait de génération à l'autre. Il était la dot indispensable et précieuse que chaque mère enseignait à leurs filles. Toutes petites, elles en apprenaient les premiers rudiments pour concevoir et créer des vêtements pour leurs poupées, puis en grandissant, elles acquéraient des petits trucs, des savoir-faire qui faisaient que leurs travaux étaient à la fois de plus en plus précis et compliqués.

    > 1980 : explosion du tricot fait main en Europe occidentale ; profusion de fils (voir Art."Du fil à la pelote).

    > 1990 : libération des marchés amenant à une délocalisation massive de la confection des tricots vers les pays en voie de développement ; implantation dans les ateliers de grosses machines industrielles de type japonnais, qui concurrencent le tricot fait main.

    > 2000 : renouveau du tricot dans le cadre des loisirs, de la mode, de la décoration. Une nouvelle organisation du travail et des loisirs favorise la créativité, en harmonie avec le courant écologique, le tricot reprend son essor.

    > Le nombre de tricoteuses aux États-Unis entre 25 et 35 ans a augmenté de 150% entre 2002 et 2004.

     




    1 commentaire

  • Sommaire de la page :

    1) Le matériel de base

    2) Les aiguilles


    1) Le matériel de base pour débuter, plus quelques petits extras pour se faciliter le tricot :

    MATOS

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    > Les épingles et une règle plate servent pour mesurer l'échantillon.

    > Le mètre-ruban permet de vérifier les mesures de l'ouvrage.

    > La calculatrice est indispensable pour réaliser ses propres échantillons et ses propres modèles de tricot.

    > L'aiguille à laine (ou aiguille à tapisserie à bout arrondi) est munie d'un chas très large et d'un bout rond pour éviter de dédoubler les mailles. Elle est utilisée pour assembler les différentes parties du tricot.

    Aiguilles à laine

     


    > Les anneaux-marqueurs déterminent une position dans le tricot : emplacement d'une augmentation, d'une diminution, le début d'un arrondi, les mailles d'une répétition. On les glisse sur l'aiguille, entre 2 mailles.

    Marqueurs

     

     

    > Le compte-rang est utile pour compter au fur et à mesure les rangs tricotés, surtout lors des augmentations et des diminutions. C'est un cylindre, généralement en plastique, que l'on pose à l'extrémité d'une aiguille.

    > Les aiguilles à torsades (ou aiguilles auxiliaires) sont des aiguilles courtes, pointues aux deux bouts, qui servent à mettre un certain nombre de mailles en attente pendant que l'on tricote les mailles suivantes. 2 versions : en -v- ou droites.

    > Le crochet est un outil fort pratique pour rattraper les mailles perdues (voir Art."À l'aide). On peut l'utiliser pour confectionner des bordures (voir Art."Les Finitions), assembler des pièces de tricot entre-elles.

    > La jauge mesure le diamètre des aiguilles, notamment circulaires, car il n'apparaît pas systématiquement sur celles-ci.

    > Les bobinettes permettent, lors d'un jacquard, d'éviter que les fils s'emmêlent. En effet, une fois enroulés sur des bobinettes, les fils restent bien séparés et pendent sur l'envers du travail jusqu'au moment de leur utilisation. Elles sont idéales pour tricoter des motifs ne nécessitant qu'une petite longueur de chaque coloris pour les différentes zones.

    Bobinettes

    Utiliser une bobinette par coloris, enrouler suffisamment de fil pour chaque zone et le dérouler peu à peu, au fur et à mesure pendant le tricot.


    > L'arrêt de maille, c'est pour les modèles où l'on doit laisser des mailles en attente. Une épingle à nourrice peut suffire pour un petit nombre de mailles à immobiliser.

    > Les ciseaux doivent être bien coupant.

     

    2) Les aiguilles : Il existe principalement 3 sortes d'aiguilles : les aiguilles droites, les aiguilles circulaires et les aiguilles à deux bouts.

    > Dans tous les cas, les aiguilles peuvent être faites en différents matériaux comme le bois, le bambou, le plastique ou le métal. Le choix d'un matériel plutôt qu'un autre est motivé par les caractéristiques recherchées par la tricoteuse ou le tricoteur. Par exemple, les aiguilles métalliques ou en bambou sont plus lisses que celles en bois ; cela peut être un avantage car le fil glissera plus facilement au augmentant ainsi la rapidité d'exécution du tricot. Cependant, il est plus facile d'échapper des mailles si les aiguilles sont trop lisses ; dans ce cas, il faut plus de friction et on choisira des aiguilles en bois.

    > D'autres caractéristiques : leur flexibilité / leur rigidité, le poids des aiguilles, leur coût...

    > Il existe aussi plusieurs longueurs d'aiguille : plus ou moins longues (30, 40 et 50cm pour les aiguilles droites ; 40, 60 et 80cm pour les aiguilles circulaires ; 20, 30 et 40cm pour les aiguilles à 2 pointes), on choisit en fonction de la matière que l'on préfère et du modèle que l'on tricote : courtes pour des chaussons, longues pour un pull.

    Aiguilles

    > Les aiguilles sont aussi caractérisées par leur diamètre ; elles

    portent toutes un numéro qui l'indique. Le diamètre détermine la

    grosseur des mailles. Des aiguilles plus grosses donneront un tricot

    plus lâche, tandis que des petites aiguilles donneront un tissu plus

    fin.

     

    De même, plus les aiguilles sont grosses et les mailles lâches, plus le tricot sera fluide et tombant ; plus les aiguilles seront fines et les mailles serrées, plus le résultat aura de la tenue.

    Le diamètre est donc un facteur primordial à considérer dans l'élaboration d'un tricot.

    > La forme de la pointe peut varier : certaines aiguilles offrant une forme pointue, légèrement concave, d'autres une forme plus arrondie et émoussée. Si l'ouvrage comporte des manipulations de mailles multiples (pts ajourés ou torsades) ou que l'on est suffisamment à son aise, on choisira de préférence une longue pointe effilée.

    > Les aiguilles droites :

    Aiguilles n8Pointues à un seul bout, elles permettent de réaliser des ouvrages à plat, en tricotant sur l'endroit, puis sur l'envers après avoir retourné le tricot.


    > Les aiguilles géantes (ou grosses aiguilles) vont du n°10 au n°25.

    Aiguilles géantes

    Ces aiguilles ne sont pas que réservées aux fils très épais : des fils fins donneront des textures aériennes, enveloppantes ; des fils épais permettront d'obtenir des tricots de bonne tenue.

    On peut créer sa propre épaisse de fil en travaillant plusieurs brins ensemble (voir Mod."Écharpe à capuche ou Mod."Gilet Arlequin) ; ces brins peuvent provenir d'un même fil ou d'un mélange de fils de couleur et/ou de textures différentes (comme des bandes de tissus, fils de laine, rubans...)

    > Les aiguilles circulaires :

    CIRCULAIRE Composées d'une paire de petites aiguilles droites reliées par un

    câble, elles permettent de tricoter en rond, sans couture (pull ou

    col) mais aussi à plat (notamment technique "en aller-retour").

    Voir Mod."Écharpe Tube.

     

     

    Astuce : pour que le câble devienne souple, on peut le tremper dans de l'eau chaude.

    Pour tricoter en rond avec des aiguilles circulaires, voir Art."En rond et rond.

    Pour faire un tricot plat sur une aiguille circulaire : la main gauche tient la pointe de l'aiguille avec la dernière maille montée, et la main droite, la pointe de l'aiguille avec la première maille montée.

    Tricoter normalement jusqu'à la fin du rang, puis tourner l'ouvrage pour travailler l'envers. Continuer à tricoter en aller-retour, alternativement à l'endroit et à l'envers.

    L'aiguille circulaire est plus pratique pour réaliser un ouvrage très grand (ponchos,châles...) car on peut y monter un plus grand nombre de mailles que sur une aiguille droite (voir Mod."Poncho carré).

    Leur diamètre n'apparaît pas dessus, or une fois leur emballage perdu, on peut le connaître grâce à une jauge à aiguilles.

    > Les aiguilles à deux bouts :

    2POINTES

     

    Pointues aux deux extrémités, elles sont utilisées pour des techniques spéciales, comme pour tricoter des tubes de faible diamètre (gants, chaussettes...).

    Voir Art."En rond et Rond.

    Dans ce cas, on utilise un jeu de 4 ou 5 aiguilles d'un même diamètre.

     

     

     

     



    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique