• Sommaire de la page :

    1) Introduction

    2) Les laines des différents moutons

    3) Soins et sélection des bêtes

    4) La tonte : on obtient de la laine brute

    5) La transformation de la laine brute :

    Tri  

    Lavage 

    Cardage 

    6) De la laine cardée à la filature :

    Défeutrage (en cours)

    Peignage 

    7) L'art de la filature 

    8) La teinture de la laine (en cours)


    Pelotes de laine














     

    1) Introduction :

    MOUTONS


    > La laine est une fibre naturelle d’origine animale.

    Cette fibre kératinique (= le poil) provient d’ovins (moutons, agneaux) mais aussi d’autres animaux tels que les chèvres du Cachemire, les lamas, les lapins…

     

    C’est une fibre textile fabriquée à partir de la toison de ces animaux. Les moutons donnent de la laine douce, épaisse et frisée ; certains lapins produisent des fibres désignées « Angora ».  Le nom des textiles obtenus est, en effet, déterminé par l’animal qui fournit sa laine : l’alpaga donne de la laine appelée l’Alpaga. Voir Art."Autres troupeaux.

    > Chaque animal produit une laine bien spécifique avec des caractères qui lui sont propres. En effet, la laine est une fibre discontinue formée de filaments dont la qualité et la longueur dépendent de la race et de l'âge de l'animal qui les a fournis. En règle générale, la fibre de laine de mouton est légère, souple, bon isolant, résiliente, chaude douce et résistante.

    Elle est, certes, appréciée pour sa chaleur, mais aussi pour son authenticité.

    Les caractéristiques générales de laine de mouton :

    - elle est un bon isolant thermique, notamment du fait qu'elle emprisonne près de 80 % d'air dans son propre poids. Elle absorbe facilement l'humidité (1 kg de laine contient environ 150 g d'eau).

    - elle est relativement étirable mais ne reprend que difficilement sa forme originelle.

    > Une fois la laine récoltée (ou tondue), elle est triée, lavée, cardée, défeutrée, peignée et enfin filée. Elle peut être traitée et teintée.

    Bref, après toutes ces transformations, les fibres de laine sont conditionnées sous forme de pelotes, galettes, écheveaux ou encore cônes (voir Art."Du fil à la pelote) ; elles sont prêtes à être utilisées dans tous les domaines du textile : tricot, vêtements tissés, tissus d’ameublement, tapis…

    Elles peuvent être mélangées avec d’autres fibres (végétales, chimiques…).

    > Il existe différents termes à connaître :

    - La "pure laine vierge" : l'appellation indique que la laine a été fabriquée directement à partir de poils d'animaux et non de vêtements de laine recyclés, et qu'elle n'a subi aucun traitement. Elle correspond à un produit auquel on n'a ajouté que 0,3% d'autres fibres.

    - La "laine vierge" : contient au maximum 7% d'autres fibres non animales.

    Pure laine


    - La "pure laine" est pure à 100%, mais est obtenue par la filature de tissus de laine.


    > La laine est un bel exemple de développement durable (excepté pour l'élevage intensif) : élevage des moutons au grand air, transhumances estivales, récupération de la laine des moutons élevés pour la viande... Seul le traitement de la laine peut être éventuellement polluant, cela dépend du procédé de lavage de la laine brute (au chlore ou non).

    C'est la seule fibre au monde dont le recyclage soit organisé, ainsi la laine jetée est remise dans le cycle de production, la laine recyclée est appelée laine cardée et est indiquée sur l'étiquette de composition des produits. Seulement, cette matière est sous-exploitée dans la mode, elle trouve donc d'autres débouchés comme l'isolation des maisons.

    > La zootechnie, ensemble des sciences et techniques mises en œuvre dans l'élevage des animaux pour l'obtention de produits ou de services à destination de l'homme,  permet l'amélioration de la quantité et de la qualité de laine produite.

    > À noter que, par extension, le mot « laine » est aussi utilisé pour désigner d'autres matériaux, souvent d'origine minérale ou fabriqués par synthèse chimique, présentant des caractéristiques communes, comme leur pouvoir isolant ou leur apparence, et utilisés par exemple dans le bâtiment : laine de verre et laine de roche.


    2) Les laines des différents moutons :

    > Le nom de laine sert à désigner différentes fibres textiles naturelles issues de la toison d’animaux comme le mouton, la chèvre angora ou l'alpaga.

    Sans autre précision, ce mot désigne la fibre issue de la toison du mouton. Les autres types de lainage s’en distinguent par un nom plus précis.
    Par exemple :
    • la laine mohair est élaborée à partir des poils de la chèvre angora
    • le cachemire est fabriqué à partir des poils de la chèvre dite cachemire
    • l'Angora désigne la toison du lapin albinos ou du lapin angora.

    D’autres animaux encore fournissent des laines diverses, notamment le lama, l'alpaga, le guanaco, la chèvre cashgora, le chameau domestique ou le yack.

    Voir Art."Autres troupeaux.

    > Les différents types de laines proviennent de la toison de plusieurs races d'ovins, chacune ayant ses caractéristiques propres :

    Belle perm'


     

    La laine de mouton est bouclée, belle perm’ !



    > La laine classique, la plus répandue, provient de la toison du mouton, et pour les plus belles qualités du moutons mérinos.

    Les qualités de finesse, frisure, douceur, souplesse, élasticité, solidité, chaleur font la valeur de la laine.

    En effet, grâce à la structure alvéolée de ses fibres microscopiques qui crée de petites poches d'air, elle constitue un excellent isolant : chaud en hiver, frais en été. Elle offre une grande capacité d'absorption de l'humidité (idéale pour la fabrication des chaussettes).

    De plus, elle s'imprègne très facilement de teinture, ce qui permet une riche déclinaison de couleurs, et se caractérise par une grande résistance. Capable de s'étirer et de se contracter à de multiples reprises, elle reprend toujours sa forme.

    La laine de mouton s'utilise pour tout type de techniques : aiguilles, crochet, tissage... car elle est très facile à manipuler.

    Le lambswool est une laine d'agneau.

    Bande d'agneaux


    Elle est très douce et chaude, mais feutre facilement : on la

    mélange souvent à des fibres plus longues pour diminuer le

    boulochage.


    Elle est plus chère que la laine de mouton.

    Agneaux jumeaux


    Cette laine provient uniquement de la première tonte des agneaux,

    âgés de 6 à 7 mois.

     

    > La Mérinos est considérée comme la référence par excellence.

    Mouton Mérinoe d'Australie


    Fine, douce, et très élastique, elle provient du mouton mérinos,

    élevé en grand nombre en Australie et en Nouvelle-Zélande.




    Longues et brillantes, ses fibres permettent de réaliser des tricots d'une souplesse et d'une beauté exceptionnelles.

    Pelote mérinos


    Elle porte le label Woolmark, c'est la garantie d'un tricot raffiné.




    > La Shetland est une laine traditionnelle à 2 fils.

    Moutons Shetland


     

    Elle provient d'une race de moutons petits et résistants des îles

    de Shetland (Nord de l'Écosse).

     

     

    Ils donnent un fil classique mais duveteux, facile à tricoter, de bon rendement.

     Cette laine rustique, très solide, est parfois huilée pour la réalisation des pulls du même nom, tricots portés par les marins pêcheurs. Autrefois limitée aux tons naturels des moutons (écru, gris, brun, blanc), elle se décline aujourd'hui dans une superbe gamme de couleurs. 

    On la trouve généralement dans la qualité sport ou layette.

    Mais, elle peut aussi être "tweedée", le fil comportant alors des petites boules de couleur.

    Dans les îles Shetland, cette laine est commercialisée en petits écheveaux ; on y fabrique également de très beaux tissages appelés Harris Tweed.

     

    > L'islandaise est une laine rustique et traditionnelle à 1 fils.

    Mouton islandais


    Avec ses tons naturels, elle servait à tricoter en rond des pulls à motifs fantaisie en empiècement arrondi. De nos jours, on la trouve dans des couleurs chatoyantes ou mouchetées et dans une qualité un peu plus légère.

     

    3) Soins et sélection des bêtes :

    > La toison blanche de l’agneau et du mouton se salit peu à peu de transpiration, de boue, de crottes et de nourriture.

    LAINE DE MOUTON


    Sa couleur devient vite brunâtre.


    Une à deux fois par an, les moutons prennent un bain, avec un produit désinfectant qui prend soin de leur toison et tue les parasites. 

    > Les animaux sont sélectionnés pour leur laine suivant trois principaux critères :

    - La race des moutons détermine la résilience de la laine.

    - Le mode d’élevage plein air extensif (si possible en agriculture biologique), garantit la résistance de la fibre pour le cardage mécanique : cette caractéristique est intimement liée à la santé des animaux.

    - Aucun traitement anti-parasitaire externe ne doit être appliqué sur les animaux dans les 6 mois précédant la tonte.


    4) La tonte : on obtient de la laine brute :

    > La première étape de fabrication de la laine est la tonte des moutons.
    La toison ainsi coupée se tient d'une seule pièce et fournit les fibres qui sont à l’origine des lainages.

    Les différentes parties de la toison sont classées en lots suivant leur qualité.
    Elles sont pliées et roulées en balles pour être acheminées vers les usines textiles chargées de les transformer en fils.

    A noter : l’Australie est le premier producteur mondial de cette laine, appelée laine brute.

    > La récolte : la tonte permet de récupérer des laines vivantes (issues d’animaux vivants) ; elles gardent ainsi leurs propriétés plusieurs dizaines d’années.

    Le mouton est tondu une fois par an, toutes les laines sont issues de la tonte qui a lieu entre janvier et juin. Les tondeurs professionnels déshabillent en moyenne 150 brebis par jour.

    Matos tonte


    > Le matos : la tondeuse électrique / les vieux ciseaux.





    Tonte à la machine 


    > Tonte avec la tondeuse électrique.


    Tonte ciseaux


    > Tonte avec les ciseaux.


    Le tondeur de mouton tond la toison d’une seule pièce, il commence par les pattes et poursuit avec le reste du corps :

    Etape tonte 1Etape tonte 2Etape tonte 3Etape tonte 4








    La toison d’un seul mouton pèse environ 3 kilos ; l'animal lui doit se sentir plus léger :

    Toison mouton

    Mouton tondu










     

    5) La transformation de la laine brute :

    LE TRI :

    Bac de laine triée 

     

    > La laine recueillie lors de la tonte doit être triée selon sa longueur et son épaisseur.



    Telle sorte de laine sera utilisée pour le tricot, telle autre servira à fabriquer des lainages :

    LAINE tapis


    - de la laine épaisse et résistante pour les tapis.



    LAINE bébé


    - de la laine fine et douce pour les vêtements de bébé.



    LAINE chaussettes


    - de la laine fine, douce et courte pour des chaussettes.


    LAINE pull


    - de la laine douce et épaisse pour les pulls et tailleurs.


    > Les toisons triées manuellement permet d’éliminer les parties souillées ou brûlées par le soleil (ventres, cous, pointes des gigots, échines).

    > La laine est ensuite conditionnée dans des ballots appelés « curons » puis elle est stockée sur palettes dans un local sec et aéré en attendant le lavage.

    sac 1 LAINE DE MOUTONsac 2 LAINE DE MOUTON






     Chaque sac de laine pèse environ 170 kilos.

     > La laine, une fois triée et emballée dans les sacs, est envoyée à l’usine : la lainerie.

    > Pour répondre à la question : "si on ne tond pas le mouton, ça fait quoi ?"

    Voici la réponse en image :

    Mouton pas tondu


    Voici un mouton mérinos néo-zélandais qui n'a pas été tondu pendant 6 ans !

    Il est connu et s'appelle Shrek.



    LE LAVAGE DE LA LAINE :

    > La toison des moutons présente un nombre important de corps étrangers et d'impuretés qui peuvent représenter jusqu'aux deux tiers de son poids (graisse, terre, sable, paille, graines et chardons). C’est pourquoi la laine brute est d'abord trempée, lavée et séchée.

    LAINE brute


    > La laine tondue arrive donc dans des sacs, elle sent mauvais et est très sale.


     

    > Le dépoussiérage : une des particularités de la fibre de laine est de ne pas retenir la poussière.

    DépoussiérageAfin d’éliminer celle-ci, on fait tourner la laine à grande vitesse dans un « battoir ». Un système de double paroi permet, grâce à un aspirateur, de récupérer la poussière libérée par la laine à travers des grilles. Des dents fixes permettent en même temps, d’assurer une préouverture de la matière.


     

    > La laine brute traverse plusieurs bains d’eau chaude (entre 55 et 60 °C).

    Laverie


    Elle est tour à tour dessuintée par du carbonate de soude, puis du savon dans des bacs en circuit fermé. Elle est enfin rincée à l’eau claire dans un bac en circuit ouvert.



    On obtient :

    LAINE lavée


     



    > Après un essorage, elle est séchée dans une étuve puis recueillie dans une presse qui la conditionne en balles de 60 kilos.

    Laverie2> Les laveurs de l'Allier (Souvigny) et de la Haute Loire (Saugues) ont maintenu et modernisé leurs unités de lavage de laine qui comptent parmi les 3 dernières de France. Contribuer à maintenir leur activité permet de sauvegarder leur savoir faire.

     

    LE CARDAGE :

    Cardage à la main> Une fois propres, les brins de laine doivent être démêlés : c’est le cardage qui se pratique avec une paire de peignes à dents courbées, avec lesquels on effectue une série de va-et-vient, après avoir placé de la laine entre les deux. Les cardes sont montées sur un banc de bois. Cela permet aussi d’enlever les petits bouts de plantes qui seraient restés accrochés à la laine.


    > A l’usine, l’opération suivante est aussi le cardage qui a pour but de démêler et de paralléliser les fibres. Celles-ci sont ensimées, c'est-à-dire imprégnées d'une émulsion facilitant le démêlage avant de passer dans la carde.

    Machine de cardage  

    Il s’agit de tambours garnis de très fines pointes d'acier, qui tournent à grande vitesse pour diviser et paralléliser les fibres de laine et en ôter les éventuelles impuretés végétales.
    Les fibres sortent de la carde sous la forme d'un ruban continu et homogène appelé "ruban de carde". 


    Cette machine doit être réglée de manière à ne pas briser les fibres, ce qui leur ferait perdre leur capacité de ressort (résilience).

    La laine passée au « loup » est dite « en flocons ». On obtient un fil duveteux appelé "fil cardé".

    > A savoir : le mot de cardage dérive de "chardon" car, jadis, les bergers frottaient les toisons avec des bouquets de chardons pour nettoyer et assouplir la laine.

    LE DÉFREUTRAGE :

    LE PEIGNAGE :

    > Suivant l'usage auquel la laine est destinée, elle subit différentes opérations :
    - les laines fines sont peignées avant d'être transformées en fil, les fibres courtes sont alors éliminées ; cela permet d’obtenir un fil plus lisse appelé "fil peigné" et donc des tissus et des tricots d'aspect fin.
    - les laines de plus gros diamètre sortent de la carde sous forme de mèches fines qui sont directement transformées en fil, sans passer par l’étape du peignage ; ces laines cardées donnent des tissus et des tricots d'aspect plus rustique.

     

    7) L'art de la filature :

    > Pour pouvoir fabriquer des vêtements de laine, on doit d’abord en faire du fil. On appelle cette opération « filer » la laine.

    > L'art de la filature, dont les origines remontent aux débuts de l’humanité, consiste à confectionner des fils à partir de filaments discontinus et irréguliers :

    Filage à la main 1Filage à la main 2Filage à la main 3





    > De manière artisanale, le filage s’effectue à la main, à l'aide d'un fuseau ou d'un rouet.

    Rouet


    En tirant la laine et en la faisant tourner sur elle-même, on obtient

    du fil. Pour faire cela, on a besoin d’un rouet : à l’aide d’une pédale

    on fait tourner la roue, qui elle-même entraîne la bobine sur

    laquelle le fil s’enroule.




      

    > A l'usine, ce sont de grosses machines qui filent la laine :
    Machine à filer 1Machine à filer 2Machine à filer 3







    Pour obtenir des qualités de solidité, d'élasticité, de régularité et de grosseur, on fait subir à la laine des étirages successifs par les métiers à filer.

    La mèche ou le ruban de carde sont ainsi amenés à une grosseur qui peut être 400 fois moindre.

    Le fil subit également une torsion de manière à ce que le fil résiste à la cassure sous tension. Elle peut être faite dans les deux sens, ce qui donne des torsions en S ou en Z.

    Il est associé avec un ou plusieurs autres fils pour le rendre plus solide et plus régulier.
    Les fibres de laine épaisse sont transformées en fils très fins (photo2).

    Ensuite, on enroule 2 ou 3 fils ensemble (photo3).

    On obtient des rouleaux de fil :

    Rouleaux de fil






     

    8) La teinture de laine :

    > La laine de mouton est naturellement blanche et écrue.


    Pot de teinture


    La teinture synthétique des fils, dans des bains de solution

    colorante, peut intervenir à différents stades de la fabrication du

    fil :

    • soit après le lavage

    • soit sur les rubans de carde (avant la filature)

    • soit sur les fils

    • soit après le tissage ou le tricotage des fibres.

     


    > Les lainages ainsi obtenus sont utilisés dans tous les secteurs de l’industrie textile : tricot, vêtements tissés, chaussures, tissus d'ameublement, tapis… etc.




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    Sommaire de la page :

    1) Le mohair

    2) Le cachemire

    3) La laine angora

    4) Le poil de chameau

    5) Le poil de renne

    6) L'alpaga

    7) Le lama

    8) La vigogne

    9) La soie

     

    Ce sont toutes des FIBRES NATURELLES D'ORIGINE ANIMALE : légères, souples, bons isolants, résilientes, chaudes, douces et résistantes.

    Les produits d'origine animale sont tondus ou peignés avant d'être tissés en fil, ou mélangés avec d'autres fibres (chimiques, par ex.) pour améliorer leur résistance et réduire leur coût.

     

    1) Le mohair :

    > Le mohair, vaporeux, provient du poil d'une chèvre angora originaire du Tibet.

    Cette race caprine tire son nom d’une région d’Asie Mineure (implantation au XIe s.).

    Chèvres angora

    C'est une chèvre de petite taille (35 à 50 kg), très rustique, bien adaptée aux régions arides. La robe est entièrement blanche aux mèches longues, soyeuses et lustrées.

    Leurs poils poussent d'environ 2,5 cm par mois.

    > Au plan mondial, les principales régions d'élevage des chèvres angora se situent en Turquie, en Afrique du sud, en Argentine et en Australie.

    Ces élevages de chèvres angoras sont généralement de petites tailles et ne dépassent pas 100 têtes. On récolte sa laine par tonte deux fois par an, et chaque chèvre produit en moyenne 5 kg de fibre par an.

     On utilise soit une tondeuse électrique, soit des forces : cet outil plus ancien permet d’atteindre les endroits où la tondeuse électrique ne va pas : oreilles, pattes, ...

    Les chèvres ne donnent que de la laine blanche ou noire. Pour obtenir d’autres couleurs, on utilise un grand chaudron dans lequel on fait bouillir la laine avec des plantes ou des petits animaux (comme la cochenille). Pour que la couleur tienne sur les fils, il ne faut pas oublier d’ajouter de la pierre d’alun.

    > En France, les produits du mohair peuvent être commercialisés en vente directe à la ferme, et cette filière dispose d'une marque de reconnaissance : « Le mohair des fermes de France ».

    > Ces chèvres donnent des fibres brillantes, lisses et légères, chaudes et résistantes.

    Pelotes mohair

     

    Très poilu, le mohair est utilisé pour les vêtements d'hiver

    confortables et chauds ; mais il n'est pas recommandé pour les

    tricots de bébés.

     

    Le mohair est une fibre naturelle de très bonne qualité, qui permet de confectionner seule ou mêler à d'autres fibres des vêtements de luxe, lainages, draperies…

    En grattant le tricot terminé, avec une brosse métallique, on peut donner à cette laine très touffue l'aspect d'un tissu.

    > On appelle " Kid mohair " la laine provenant uniquement de jeunes chèvres angoras : c'est la qualité de laine mohair la plus appréciée.

     

    2) Le cachemire :

    > Le cachemire, luxueux, est fourni par une race de chèvre de l'Himalaya, acclimatée en Inde. Elles ne sont pas tondues, mais on recueille leurs poils au printemps, lorsqu'elles les perdent, à l'aide d'un peigne.

    Chèvre cachemire 

     

     

    Une chèvre ne fournit qu'environ 100gr. de poil par an. Ce sont des

    fibres très coûteuses.

    On en tire plusieurs qualités de poil : le duvet donne des fils fins

    d'une grande douceur ; le poil souple et léger se mélange avec de la

    laine classique.

     

     

    3) La laine angora :

    > Les poils de lapin angora, longs et soyeux, produisent de la laine angora, fine et légère, qui est très douce au toucher et agréable à travailler. 

    Lapin Angora

     

    Ce poil est particulièrement long ; cette caractéristique des lapins angora, liée à une mutation génétique, leur vaut d'être élevés pour la fabrication de poils utilisés pour la confection de produits haut de gamme.


     

    > Il est récolté par tonte (comme en Allemagne) ou épilation (comme en France) : en période de mue, le lapin donne jusqu'à un kilo de poils par an (≈ 250g. de laine tous les 3 mois). Si les poils sont épilés avec un peigne ils seront doux, brillants et d'une qualité supérieure que s'ils sont rasés.

    Il est employé en mélange dans la filature de la laine cardée (car elle est très chère).

    Pelotes Angora 

    Cette laine a l'inconvénient de perdre facilement ses poils ; elle

    n'est donc pas recommandée pour des vêtements pour bébés.

    L'angora a un pouvoir d'absorption très élevé, sans pour autant

    paraître mouillé.

     

     

    4) Le poil de chameau : 

    > Le poil de chameau, fourni par la partie située sous le cou de l'animal, est moelleux et chaud.

    Chameaux 

    Les fibres sont longues et fines, douces et solides. Elles sont utilisées le plus

    souvent dans des tons naturels, idéales pour des tricots de demi-saison.

     

    On le mélange souvent à de la laine mérinos, ce qui permet alors de varier les couleurs.

     

    5) Le poil de renne :

    > Le poil de renne, assez proche du poil de chameau, bien que moins doux au toucher, convient aux ouvrages rustiques. C'est un type de laine assez peu répandu.

     

    6) L'alpaga :

    Identité :

    L'alpaga est un mammifère domestique, membre de la famille des petits camélidés, comme le lama. Il rumine mais n'est pas classé dans la famille des ruminants.

    Selon leur pelage, on distingue 4 types d'alpagas :

    - 2 espèces domestiquées : l'alpaga (lama pacos) et son "cousin" le lama (lama glama)

    - 2 espèces sauvages : la vigogne et le guanaco

    L'alpaga est un animal rustique et grégaire, qui s'éduque facilement : en effet, c’est un animal très sociable.

    Son origine est la Cordière des Andes en Amérique latine. On le retrouve principalement au Pérou, Chili et en Bolivie.

    Dans son milieu naturel, l'alpaga vit à environ 4500 mètres d'altitude. Aujourd'hui, l'alpaga s'est exporté sur toute la planète : des élevages se sont développés notamment en Angleterre, Suisse, Australie et Canada.

    Description physique :

    AlpagaSon dos est plutôt arrondi. Son poids varie de 55 à 80 kg. Sa taille est de 80 à 90cm au garrot. Il ressemble à un gros mouton au long cou. Son front est très laineux sous forme d’une « houppette » ; ses oreilles pointues en « fer de lance ». Sa bouche est fourchue et fendue, pour mieux récolter l’herbe. Il a 2 orteils avec 2 coussinets et 2 ongles, qui se terminent en pointes.

     

    Sa durée de vie est de 15 à 25 ans.

    Une femelle est adulte à 6 mois mais elle n'a pas encore fini sa croissance. Un mâle est quant à lui adulte entre 2 ans et demi et 3 ans.

    L'alpaga est élevé principalement pour l'exceptionnelle qualité de sa laine qui offre 22 couleurs naturelles. Il est tondu une fois par an et sa toison brute pèse de 1,5 à 3kg. On obtient une fibre entre 12 et 32 microns.

    Comportement :

    Alpaga2

    L’alpaga ne peut vivre seul, un troupeau de minimum trois animaux quels qu’ils soient est nécessaire à l’accompagnement de l’alpaga. Les troupeaux sont composés d’un mâle dominant, et de femelles avec leurs petits. Tous les autres mâles sont dans un troupeau à part. Les rapports de force, se règlent la plupart du temps par un crachat jeté par l’alpaga. Le crachat peut être utilisé comme moyen de défense et d’affirmation de soi. Il est composé de salive et d’herbe. Néanmoins, lorsqu’il s’agit de plusieurs mâles convoitant une même femelle, les rapports entre eux peuvent devenir très brutaux (morsures, coups de tête…) et aller même jusqu'à la mort pour l’un d’entre eux. L’idéal est donc de séparer visuellement les femelles des mâles, pour ne pas avoir de rapport de force entre les mâles.

    Alimentation :

    Les Alpagas sont des ruminants herbivores. Ils se nourrissent essentiellement d’herbes, pommes, carottes, graines, pailles… Ils peuvent manger tout type d’herbe, même celle ayant une qualité très basse. En effet, leur système digestifs est beaucoup plus efficace que celui d’un autre mammifère ruminent. En outre, ils ont trois estomacs et non quatre comme tous les autres ruminants. La consommation moyenne de nourriture est de 1.5 à 2 kg par jour, et peut atteindre 3 kg pour un alpaga en gestation.

    Reproduction :

    La majorité des naissances ont lieu en saison chaude et à heures chaudes de la journée pour que le petit puisse sécher. La femelle porte 11 mois avant la mise bas et donne naissance à un seul petit par an. Un bébé alpaga pèse en moyenne 7kg et possède déjà une toison de quelques centimètres. La mère allaite son petit environ 6 mois.

    La tonte :

    En France, les alpagas sont tondus généralement une fois dans l’année, au cours du mois de mai ou de juin, juste après les jours de mauvais temps et avant les grandes chaleurs. L’avantage des Alpagas c’est que n’ayant pas de lanoline, la toison ne colle pas, même s’il y a beaucoup de transpiration. Pour la tonte, la laine des Alpagas ne doit pas être mouillée. Les producteurs utilisent la tondeuse électrique et, entre 15 et 30 minutes, l’alpaga est tondu. La tonte commence toujours par les pattes et se fait en fonction des différentes qualités de laines (qualité première se situe sur le dos, ensuite vient le cou et enfin tout les autres partie du corps qui peuvent être tondues). Selon la taille et la qualité de la laine, un alpaga donne en moyenne 2,5kg de laine.

    La tonte, malgré le fait qu’elle soit nécessaire aux animaux, elle est, pour les alpagas, une grande source de stress. Il faut donc qu’elle se réalise au calme et avec les précautions nécessaire en cas de besoins spécifiques. Après la tonte, une surveillance des animaux s’impose. En effet, leur alimentation doit être contrôlée de sorte que leur température ne baisse pas, suite à la perte de leur laine.

     

    > L'alpaga est la fibre textile donnée parle lamas pacos (ou alpaga). Le terme désigne indifféremment la laine et le tissu produit avec les poils de cet animal.

    La laine d'alpaga est une fibre de très haut de gamme, plus douce, plus chaude, plus résistante et plus légère que la laine de mouton. En effet, elle est reconnue au niveau international comme étant une des fibres les plus fines et luxueuses au monde. La laine est soyeuse, peu frisée, sèche et solide ; elle n’est pas trop chaude, mais moelleuse et convient pour la fabrication de vêtements de demi-saison.

    Les caractéristiques principales sont la douceur, la légèreté, la résistance, et un pouvoir isolant thermique incontesté.

    On peut tondre l'animal tous les ans, mais sa toison peut être gardée 2, voire 3 ans. Les poils mesurent de 15 à 20 cm de long. Un alpaga produit environ 2,5 kg de laine par an, avec une pousse continue d'un peu moins de 1 cm par mois.

    Sa toison, à la différence du mouton, ne contient pas de suint, elle est dite sèche. Elle ne perd donc que très peu de poids au lavage lors de sa transformation.

    On distingue 16 couleurs principales chez les alpagas. Cependant, pour la commercialisation, elles sont regroupées en 6 couleurs : le noir, le marron foncé, le marron clair, le beige, le gris, et l'écru. Ces couleurs chaudes, sobres et distinguées, se marient très bien les unes aux autres.

    La fibre est tissée seule ou mélangée à d'autres fibres.

     

    7) Le lama :

    > Le lama domestique du Pérou donne une fibre longue surtout utilisée dans la fabrication de tissus grossiers et résistants.

     

    8) La vigogne :

    > La vigogne, douce et fine, provient d'une race sauvage de lama du Pérou. C'est un animal rare donc sa laine et coûteuse. On la mélange avec le poil du lapin angora ou à celui de la chèvre du Cachemire afin d'en diminuer le prix.

     

    9) La soie :

    > Elle est le produit du dévidage du cocon dans lequel le ver à soie (bombyx) du mûrier blanc s'enferme pour opérer sa transformation de chrysalide en papillon. Les qualités de la soie varient selon les origines et l'espèce du ver.

    Aujourd'hui, la soie est principalement produite en Chine et en Inde, même si en France, il subsiste encore quelques sériciculteurs qui fournissent les artisans.

    Soie sauvage

    > C'est un fil continu, fin et solide, qui est très cher et qui est donc souvent mélangé à d'autres fibres.

    La soie est un bon isolant : elle réchauffe quand il fait froid et rafraîchit quand il fait chaud. Elle donne des tricots très habillés, très agréable à porter. Ils sont assez longs à réaliser ; de plus, le tricot aura tendance à s'étirer à l'usure. Elle est difficile à tricoter car les mailles glissent et se détricotent facilement ; le fil doit être tricoté serré.

     

     

     


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  • Sommaire de la page :

    1) Introduction

    2) Lavage et essorage

    3) Le séchage

    4) Le rangement

    5) Au cas par cas

     

     

    1) Introduction :

    Les conseils d'entretien d'une laine et donc d'un tricot sont indiqués sur les étiquettes des pelotes.

    Symbole

     

     

    Le nombre figurant dans le bac indique la température de lavage ;

    s'il est souligné d'un trait, il faut utiliser un programme pour

    textiles fragiles.

     

     

    Les fils à tricoter sont souvent présentés comme étant faciles à

    entretenir ; cela ne veut pas forcément dire qu'ils sont lavables en

    machine, cela signifie que les tricots se nettoient aisément et

    qu'ils sèchent vite.

     

     

     

     

     

     

     

     

    2) Lavage et essorage :

    La meilleure solution consiste à laver à la main les ouvrages de tricot à l'eau froide ou tiède, avec une lessive pour textiles délicats, sans les frotter ni les brosser.

    Ne laisser jamais tremper un tricot dans de l'eau, le presser pour détacher la saleté et vider l'eau de la bassine.

     Ne pas le soulever ni l'essorer (risque de déformation), mais procéder ainsi : presser doucement le tricot pour enlever l'excédent d'eau : placer le tricot entre deux serviettes-éponges ; enrouler le tout et presser doucement.

    Taie


    Si un lavage en machine est possible, placer le tricot dans un sac ou

    une taie d'oreiller ; utiliser un cycle pour textiles fragiles et

    choisir une vitesse d'essorage faible.



    Trop d'adoucissant feutre les tricots.


    3) Le séchage :

     Pour faire sécher les tricots, les étendre à plat en leur redonnant leur forme.

    Les pulls en coton ont tendance à rétrécir un peu : il suffit alors de les étirer lorsqu'ils sont encore mouillés.

    Si l'ouvrage comporte plusieurs couleurs, placer une serviette entre le dos et le devant et dans les manches pendant le temps du séchage : cela permet de vérifier si les couleurs déteignent encore.

    Les tricots ne doivent pas sécher au soleil. 

    La plupart des fils ne supportent pas le passage au sèche-linge.


    4) Le rangement :

    Les tricots doivent être toujours rangés à plat. S'ils sont pendus sur des cintres, ils vont s'allonger du fait de leur poids. 

    Ils ne doivent pas non plus rester au soleil. 


    5) Au cas par cas :

    > L'angora est fragile : lavage à l'eau froide, avec un shampooing doux ; plusieurs rinçages en   douceur ; pressage en douceur ; séchage à plat sur un tissu absorbant.

    > Le pur coton garde beaucoup d'eau et devient donc très lourd : lavage en machine (60°), avec de la lessive en poudre sans agent blanchissant, dans un sac ou taie d'oreiller. L'essorage est conseillé car trop d'humidité peut le déformer.

    > La pure soie n'est pas élastique et s'agrandit lors du premier lavage : lavage sans trop de manipulation ; rinçage à l'eau froide ; pressage en douceur ; séchage à plat.

    > La viscose a tendance à se déformer : séchage à plat sans l'étirer.

      



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  • Sommaire de la page :

    LES FIBRES NATURELLES D'ORIGINE VÉGÉTALE :

    1) LE COTON

    2) LE LIN

    3) LE CHANVRE

    4) LE RAPHIA

    5) LE SISAL

    6) L'ALFA

    7) L'ANANAS

    8) LE JUTE

    9) LA RAMIE

     

    LES FIBRES NATURELLES D'ORIGINE VÉGÉTALE : ou fibres fraîches qui sont souples et lavables.

     

    1) Le COTON :

    > C'est une fibre végétale provenant du duvet qui enveloppe la graine du cotonnier. Cet arbuste, de la famille des Malvacées, pousse dans les régions tropicales et sub-tropicales, mais aussi en Grèce.

    Les États-Unis, un des principaux producteurs mondiaux, commercialisent aujourd'hui un coton déjà teint "génétiquement", et produit également en culture biologique.

     

    Plantes de coton> Le coton est la plus importante des fibres naturelles produites dans le monde, il est généralement transformé en fil, qui est tissé pour fabriquer des tissus, ou tordu pour obtenir des fils à tricoter et à crocheter.


    > La qualité d'une fibre de coton en sortie de culture est appréciée selon 3 critères :

    - la longueur de la fibre : sa taille varie entre 1 et 4 cm selon les espèces.

    Les cotons les plus longs sont également les plus fins : cette finesse garantit de bonnes caractéristiques à la matière, car plus la fibre est longue, plus il est facile de la transformer en fil. C’est l’Égypte qui produit les fibres les plus longues (+ de 3,2 cm). On les appelle longue soie ou longues fibres.

    Les fibres très courtes (linters) sont arrachées par des égreneuses spéciales et sont employées pour la fabrication de papiers ou de textiles artificiels sous forme de cellulose régénérée.

    - la couleur de la fibre : elle varie du blanc crème au jaunâtre, le coton le plus blanc est plus recherché. Plus le coton est proche du blanc, plus il sera facile de le blanchir complètement pour le teindre ou l’imprimer.

    - la propreté de la fibre : elles sont plus ou moins débarrassées de leurs impuretés.

    > Le coton subit les mêmes traitements que la laine et on l'utilise seul ou mélangé à d'autres fibres. Il ne provoque aucune allergie.

    > La fibre de coton présente de nombreux avantages :

    C’est une fibre textile peu coûteuse et le textile obtenu est doux et confortable.

    Sa douceur et la possibilité de l'aseptiser en font un textile privilégié pour la layette et les vêtements de bébés ; elle est hypoallergénique (très peu allergisant).

    Le coton a une bonne perméabilité à l’air : il permet à la respiration cutanée de s’effectuer.

    le coton est souple grâce au fait que les fibres sont vrillées (elles peuvent s’allonger de 5 à 8%).

    Léger, souple, facile à entretenir, les fibres de coton ont un bon pouvoir absorbant (environ 8,5% de leur poids en eau) : c'est le fil idéal des tricots d'été.

    Un tissu 100% coton brûle rapidement, avec une flamme et dégage une odeur de papier brûlé. Mais il supporte de hautes températures. On peut ainsi bouillir le coton blanc. D'autre part, le coton supporte le repassage à fer chaud, néanmoins un fer trop chaud peut jaunir le coton blanc.

    Pelotes coton


    > Le coton est parfait pour faire ressortir les détails d'un point. Il offre guère d'élasticité.



     

    > Il peut subir divers traitements :

    - Il prend facilement les teintures et on peut facilement imprimer sa surface.

    - On peut améliorer son pouvoir thermique en le grattant.

    - Le coton mercerisé subit un traitement chimique dans une solution chaude de soude caustique concentrée ; ce qui le rend plus lustré, brillant et moins susceptible de rétrécir (plus grande solidité).

    > Malgré ses nombreuses qualités, le coton a néanmoins des inconvénients : tendance à rétrécir, se déchire facilement, pâlissement des teintures avec le temps, sensible à l'humidité : il développe rapidement des moisissures s'il est mal stocké.

      

    2) Le LIN :

    > De toutes les fibres textiles, le lin est la plus ancienne, la plus noble aussi.

    Fleur de lin


    La fibre de LIN est extraite de la plante oléagineuse qui porte le même nom.

    Le fil obtenu est froid au toucher, légèrement brillant relativement raide.



    > Issue d'une tradition agricole millénaire, cette fibre naturelle est fraîche l'été grâce à son pouvoir d'absorption, et confortable l'hiver parce que très isolante. Ses qualités anallergiques et thermorégulatrices en font un textile idéal pour les vêtements (notamment pour les bébés) et le linge de maison.

    Pelotes de lin

     

    Cette fibre donne un fil léger et solide, souvent mélangée avec des fibres synthétiques pour donner un fil flammé.

     

    > Le lin cultivé aujourd'hui dans l'union européenne porte le label "Maîtres du lin", qui est le signe de qualité supérieure.

      

    3) Le CHANVRE :

    > On extrait des écorces de la tige du chanvre des fibres qui donnent des fils très solides.

     

    4) Le RAPHIA :

    > Il est obtenu par découpage et séchage des palmiers exploités à Madagascar. Les fibres servent à la confection (tissage) de tissus plus ou moins serrés appelés rabane, avec lesquels on fabrique des ouvrages décoratifs et des accessoires de plage.


    5) Le SISAL :

    > C'est une sorte d'agave d'Amérique qui donne des fibres raides, servant à la confection de grosses toiles. Elles sont aussi travaillées à la fourche, au crochet, ou simplement nouer pour créer tapis, filets, sacs...

      

    6) L'ALFA :

    > Il provient d'une herbe d'Afrique du Nord. Ses fibres sont utilisées pour la fabrication de tapis ou de nappes.

      

    7) L'ANANAS :

    > Les feuilles d'ananas fournissent de longs filaments de fibres. On les utilise en Orient pour la fabrication de tissus d'ameublement, fins et brillants.

      

    8) Le JUTE :

    > C'est une plante cultivée en Inde et en Chine. Elle donne, grâce à son écorce, des fibres dures et cassantes qui servent à la production de toiles d'emballage et de tissus grossiers pour ameublement.

      

    9) La RAMIE  :

    > Elle est fournie par l'écorce d'orties tropicales. ce sont des fibres longues, fines et brillantes ; mais elles ne résistent pas à l'humidité et sont très combustibles.

     

      


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  • Sommaire de la page :

    1) Introduction


    1) Introduction :

    L'origine n'est pas le seul élément caractéristique d'une laine, sa qualité dépend aussi en grande partie du traitement subi par les fibres :

    > Plus celles-ci sont fines et longues, plus la laine est légère, chaude et élastique.

    > La torsion imprimée au fil détermine l'aspect, la solidité et l'élasticité de la laine. Un fil très peu tordu donne une laine moëlleuse et légère. A l'inverse, un fil ayant subi une torsion importante donnera une laine plus solide, mais plus sèche et moins chaude. Selon le traitement subi, on distingue 4 catégorie de laines :

    - Les laines cardées sont les plus ordinaires. Elles proviennent de fibres de qualité courante, voire même de déchets, donc de fibres courtes, irrégulières et peu solides.

    - Les laines peignées sont les plus courantes. Le fil, obtenu après élimination par la peigneuse des fibres trop courtes, est régulier et chaud.

    - Les laines câblées sont les plus solides. Elles sont composées de plusieurs fils retors, qu'une torsion exercée en sens opposé maintient ensemble. Les fils obtenus sont très résistants à l'usure, mais légèrement plus raides que les qualités ordinaires.

    - Les laines mèches sont les plus chaudes. L'assemblage des fibres à peine tordues, constitue une fil épais et chaud, mais assez peu résistant.


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