•  

    Voici les photos de certaines de mes réalisations (les moins moches) en couture :

    Cliquer sur les images pour les agrandir. 

     

    > Une cape en laine bouillie :

    Cape laine bouillieCape laine bouillie 2Cape laine bouillie 3

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    > Un sac besace en drap de laine et doublure en coton :

    SAc besace 1SAc besace 3SAc besace 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    > Un sac fourre-tout en toile de coton enduit :

    Sac fourre tout1SAc fourre tout 3SAc fourre tout 2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Sommaire de la page :

    1) Introduction

    2) Le double nœud

    3) Le nœud simple

    4) Le picot

    5) L'anneau

    6) L'arceau

    7) Le picot de raccrochage

    8) Endroit / Envers

    9) Motifs à réaliser

    10) Mise en forme

    11) Coudre un motif sur un support



    1) Introduction :

    > Cette technique, appelée aussi "Cro-.tat", nous vient des Anglais, elle date de la fin du 19e siècle.

    On la retrouve dans les années 1980 et s'utilise avec un crochet spécifique : sa pointe est plus fine et son manche est plus long en comparaison avec un crochet classique.

     Crochet Frivolité au crochet

    > On peut utiliser toute sorte de matière : fil à broder, fil à crocheter, laine, coton, ...

    > Les ouvrages sont constitués d'une suite de nœuds réalisés sur le crochet de manière à former un motif.

    P3


    Ces motifs comportent également des picots, des anneaux et des

    arceaux, ce qui permet de leur donner une multitude de forme et

    de couleur.


    > On se sert de cette technique surtout pour décorer des objets, réaliser des finitions (bordures)...



    2) Le double nœud : DN :

    > Chaque ouvrage commence par un nœud coulant :

     Noeud coulant

    Le double nœud se réalise en 2 temps :

    > Partie A :

    DN1


    Tourner le fil autour de l'index gauche dans le sens des aiguilles d'une montre (de l'avant vers l'arrière).



    DN2


    Piquer le crochet sous le fil avant, de gauche à droite.







    DN3


    Glisser le fil sur le crochet près du nœud coulant, tirer sur ce fil et resserrer.




    > Partie B :

    DN4


    Tourner le fil autour de l'index gauche, dans le sens inverse des

    aiguilles d'une montre (de l'arrière vers l'avant).







    DN5


    Piquer le crochet sous le fil arrière, de droite à gauche, et vers l'avant.




    DN6


    Glisser le fil sur le crochet et resserrer la boucle.





    3) Le nœud simple : SN :

    > C'est la moitié d'un double nœud, partie A ou partie B.

    Une série de SN donne une rotation naturelle autour du fil central :

    SN


    4) Le picot : P : 

    > C'est une bouclette réalisée entre 2 nœuds.

    P1

    Faire 1DN, puis un second DN éloigné du premier (5mm).

    Rapprocher ensuite les 2 DN.

    Le fil va alors constituer un petit arc entre les 2 DN.


    P2


    Garder toujours l'index droit sur le crochet : cela permet de diriger la nouvelle boucle afin qu'elle se place devant le dernier nœud et non au-dessus.



    5) L'anneau : Ann. :

    Ann1


    > Après avoir effectuer une série de DN et de P sur le crochet,

    passer le fil autour de l'index gauche et de l'annulaire pour former

    une grande boucle.


    Ann2


    Crocheter le fil placé sur l'index.





    ann3


    Glisser ce fil au travers de tous les nœuds, en maintenant les DN

    qui se trouve sur le crochet entre le pouce et l'index.

    Ne jamais passer un nœud à la fois, mais glisser toute la série.




    Ann4


    On obtient ainsi une boucle à droite sur le crochet, puis une série

    de DN enfilée sur le fil et une grande boucle à gauche.



    ann5


    Glisser le crochet dans cette grande boucle de gauche.


    Ann6

    Resserrer en tirant sur le fil venant de la pelote pour obtenir une

    forme de croissant.



    Ann7


    Passer la boucle de gauche à travers celle de droite.

    On obtient un anneau.




    6) L'arceau : Arc. :

    Arc


    > Il suffit de reproduire les 4 premières étapes de la réalisation d'un anneau.

    Puis tirer le fil au travers de tous les DN jusqu'au moment où ceux-ci seront suffisamment resserrés.




    7) Le picot de raccrochage : Pr :

    > Il permet de relier des motifs.

    PR1


    Pour cela, faire un premier anneau, puis commencer un second

    anneau en réalisant 2 DN (par exemple), puis passer le crochet

    dans le picot du premier anneau (= picot de raccrochage).



    Picot de raccrochage 2


    Faire un jeté.



    Picot de raccrochage 3


    Le tirer au travers du picot



    Picot de raccrochage 4


    Ensuite terminer le second anneau.



    8) Endroit / Envers :

    Endroit envers


    > Il est assez difficile de distinguer l'envers de l'endroit de

    l'ouvrage. Si on compte le lien à la base de chaque DN, on constate

    que, sur l'endroit, il y a un lien en plus.





     

    9) Motifs à réaliser :

    > Fleur à 6 pétales avec perles (= Pe) :

    Fleur 1


    Commencer par enfiler 6 perles sur le fil.

    Faire un nœud coulant sur le crochet.




    Fleur 2


    Faire un premier anneau de (3DN, P, 5DN, Pe, 5DN, P, 3DN).

    Fermer le rond.




    Fleur 3


    Faire un deuxième anneau de *(3DN, Pr, 5DN, Pe, 5DN, P, 3DN) et

    fermer*.

     Répéter 3 fois de * à *



    Fleur 4


    Pour le dernier pétale, faire un anneau de (3DN, Pr, 5DN, Pe, 5DN,

    P en raccrochant celui-ci au premier P du premier pétale de la fleur

    afin de fermer celle-ci, 3DN) et fermer.



    Finitions : Faire 1ml., couper le fil et tirer sur la boucle pour

    arrêter le travail.

    Rentrer les fils dans les nœuds.


    > Trèfle à 3 feuilles :

    Trèfle


    Faire un premier anneau de *(14DN, P, 14DN)*.

    Répéter 2 fois de * à *.

    Fermer en rond par 1m.c. dans la base du premier anneau.

    Crocheter un arceau de (40DN).

    Ne pas tirer sur la boucle mais uniquement le fil.

    Le couper et resserrer bien au centre.



    10) Mise en forme :

    Séchage


    > Mouiller le motif, l'éponger.

    L'épingler sur un support rigide à intervalles réguliers en piquant

    de préférence dans les picots.




    11) Coudre un motif sur un support :

    Coudre


    > Prendre un fil fin de couleur assortie et faire des petits points au

    niveau des nœuds pour fixer votre ouvrage sur le tissu ou sur le

    tricot.






    26 commentaires

  • Sommaire de la page :

    1) Introduction

    2) Les points droits

    3) Les points obliques

    4) Les points d'ornements


    1) Introduction :

    > Il est parfois nécessaire d'avoir des notions de couture pour réaliser un tricot, surtout lors des finitions.

    Dans cette rubrique, sont présentés quelques points de couture qui peuvent servir.


    2) Les points droits :

    > Le point de bâti : c'est un point provisoire qui permet de maintenir des ourlets, des plis et des coutures pendant leur exécution.

     Il doit être d'une grande régularité. C'est un point visible de 6 à 8mm de long, séparé de son voisin par un espace de 2 à 3mm.

    Point de bâtiIl se travaille de droite à gauche : piquer l'aiguille

    horizontalement, prendre quelques mailles (= espace de 2 à 3mm).

    Ressortir l'aiguille et piquer 6 à 8mm plus loin et ainsi de suite.


    > Le point arrière : il permet d'assembler 2 pièces de tricot.

    Point arrière

    Il se travaille de droite à gauche.

    Voir Art."Assemblage.



    > Le point devant : il permet l'exécution de coutures.

    Point devantC'est un point très solide qui se travaille de droite à gauche : piquer l'aiguille horizontalement, prendre 2 mailles, en laisser 2, ceci régulièrement d'un bout à l'autre de la couture.



    3) Les points obliques :

    > Le point de surjet permet de réunir 2 morceaux de tricot par une couture plate, sans prélever quoi que ce soit pour faire la couture.

    Point de surjet


    Placer les 2 lisières côte à côte.

    Travailler de droite à gauche : piquer l'aiguille perpendiculairement

    aux lisières en prenant 1 maille de chaque. Sortir l'aiguille et la

    piquer de la même façon en prenant la maille de chaque rang

    suivant.



    > Le point de chausson maintient les ourlets et permet de coudre un élastique à l'intérieur d'un ouvrage...

    Il se travaille de gauche à droite :

    Point de chausson 1Sortir l'aiguille face à soi, la piquer en bas et 4 mailles à droite du point de sortie ; prendre 2 mailles horizontalement ; tirer l'aiguille.


    Point de chausson 2Repiquer en haut et à 6 mailles du point de départ ; prendre 2 mailles, horizontalement... Continuer ainsi de suite en alternant en bas et en haut.



    4) Les points d'ornements :

    > Dans l'Art."Ornements, sont proposés le point de croix, le point de tige, le point noué, le point de chaînette, le point de bouclette, le point grébiche et les points de mailles horizontaux et verticaux.

    > Le point de bourdon est un bourrelet étroit composé de points verticaux très serrés les uns à côté des autres.

    point de bourdonTravailler de gauche à droite : *sortir l'aiguille sur l'endroit de

    l'ouvrage, la repiquer 1 ou 2 mailles au-dessus et la faire ressortir

    verticalement à la base ; décaler vers la droite, reprendre depuis

    *.


    > Le point de feston est utilisé notamment pour orner les boutonnières (voir Art."des boutonnières) ou les lisières libres.

    Point de festonTravailler de gauche à droite : sortir l'aiguille sur l'endroit,

    *former une boucle maintenue par le pouce gauche, piquer l'aiguille

    verticalement de haut en bas, la sortir dans la boucle du fil, tirer ;

    reprendre depuis *.






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  • Sommaire de la page :

    1) Généralités

    2) Description 

    3) Au commencement 

    4) On tricote

    5) Les actions possibles


    MACHINE A TRICOTER



    La machine à tricoter.













    1) Généralités :

    > Une machine à tricoter est une machine, d’usage domestique ou industriel, qui exécute mécaniquement le tricotage.

    > Technique : Une aiguille à clapet, une aiguille présentant à l'une de ses extrémités un crochet fermé par un clapet, par maille. Chaque aiguille retient une maille, tous les crochets étant ouverts on fait passer un fil sur tous les crochets, on tire en arrière un à un chaque crochet qui se ferme et tire le fil dans la maille pour former une nouvelle maille.

    > Histoire : En 1561 : le révérend anglais William Lee met au point un métier à tricoter les chaussettes. La reine Élisabeth Ire d’Angleterre lui refuse le brevet. En 1589 : il s'installe en France où il construit une manufacture de bas financée par le roi Henry IV. En 1858 : Matthew Townsend brevète l’aiguille à clapet.

    > Les avantages que présente une machine à tricoter sont nombreux.

    - Il n'est pas difficile de tricoter à la machine.

    - Elle permet de tricoter vite, faire pratiquement tous les points ; de réaliser des pièces importantes, tailleurs, manteaux, etc… ; de tricoter avec une parfaite régularité ; de faire des métrages de tricot continu que l’on peut ensuite couper et coudre ; de réemployer plus facilement la laine, car un ouvrage tricoté machine se détricote plus aisément qu'un ouvrage tricoté main.

    >  L’inconvénient principal : une machine à tricoter n'est rentable que si la famille compte un minimum de quatre personnes vivant au foyer ou si faire du tricot est une occupation secondaire.


    2) Description :

    MACHINE2

















     > Les différentes machines à tricoter possèdent des caractéristiques comparables et sont composées des mêmes pièces essentielles :

    - Le châssis (A) ou bâti et éventuellement les pieds : son rôle est de supporter tout le mécanisme et les aiguilles (D).

    Serre joint


    Des serre-joints permettent la fixation du châssis sur un support épais (table,

    atelier).





     - La fonture (B) porte les aiguilles (D) : en effet, sur une machine à tricoter, il y a une aiguille pour chaque maille à tricoter dans l'ouvrage !

    Fonture











    1. Dos / 2. Embouts / 3. Rail de guidage / 4. Fonture / 5. Fixe aiguilles.

    Attache laine


    6. Attache laine.



    7. Plaque compte aiguilles / 8. Grille.

    Il peut y avoir deux fontures (B) et (C) si la machine gère les points compliqués. La fonture avant (B) tricote le jersey à l'endroit, la fonture arrière (C) tricote sur l'envers. Les mono-fonture tricotent toujours sur l'envers.

    - Le chariot (E) : son mouvement de va-et-vient réalise le tricot (il peut y avoir deux chariots (E) et (F) : un sur chaque fonture). C'est lui qui est responsable de la commande des aiguilles (D) et de leur travail, le passage du fil d'une fonture à l'autre pour les points de côte ou les points fantaisie...

    Chariot1Chariot2







    1. Mémoire de points gauche.

    Doigt compteur rang


    2. Doigt actionnant le compte rang.


    3. L’anneau ou cadran de densité est gradué de 0 à 10, avec des positions intermédiaires : au total donc 30 grandeurs de mailles différentes.

    Anneau densité



    Si la densité est mise sur 0, on obtient les plus petites mailles ;

    si elle est mise à 10, on obtient les plus grandes mailles.




    4. Poignée / 5. Mémoire de points droit / 6. Leviers côté / 7. Levier points

    8. Leviers rappel d’aiguilles (1 de chaque côté) : 2 positions possibles l et ll.

    9. Repère fixation avant chariot / 10. Fixation avant chariot

    Peignes

    11. Les 2 brosses rondes permettent de maintenir les mailles au niveau de la

    grille, pendant que le chariot actionne les aiguilles.



    12. Guide fil de tissage (1 de chaque côté) / 13. Avant chariot.

    Noix

    14. Tige de la noix.

    15. La noix maintient et guide le fil pendant le tricotage.



    16. Leviers avant chariot (1 de chaque côté) / 17. Plateau avant chariot.

    Le chariot peut être également télécommandé au cours de son déplacement par un programmateur spécial, équipé d'une lecture de carte optique, pour réaliser des motifs de points.

    Les chariots comportent également un réglage de serrage de la maille (la densité), à ne pas confondre avec la taille de la maille qui elle dépend à la fois de la densité et de l'écart entre les fontures.

    Il existe d’autres chariots : le chariot transfert facilite le report de toutes sortes de côtes en jersey ; le chariot mousse et ajoureur permet d'obtenir rapidement le point mousse et ses dérivés ainsi que des points fantaisie ajourés.

    - Les aiguilles (D) : son mouvement (son va-et-vient) à travers la fonture est donné par le passage du chariot.

    Aiguille





    - Le tableau sélecteur permet de réaliser divers points : 1 point par carte.

    Tableau sélecteur

    1. Introduction de la carte perforée.

    2. Repère aiguilles.

    3. Indicateur de rangs.


    4. Enclencheur de cartes. / 5. Entraîneur de cartes.

    - Le compteur de rangs (G) s’enclenche à chaque passage du chariot grâce à un doigt métallique placé à l’arrière de celui-ci.

    Il est très simple de remettre à zéro ce compteur en tournant les boutons moletés A (= centaines de rangs), B (= dizaines) et C (= unités de rangs).

    - L'échelle de position d'aiguilles à gauche et la règle de mesure en bas :

    Echelle position








    - L’ensemble pêcheur (H) est un dispositif de régulation de débit et de tension du fil (pour éviter que les mailles échappent pendant l'ouvrage). Il est composé d'un porte-pelote et d'un bras assurant une tension régulière.

    dispositif de tension



    1. Tirer le fil du centre de la pelote et le passer dans la tension 2. (« clic »)

    puis à travers le guide 3.,

    puis dans le pêcheur 4.

    et enfin dans le guide 5.





    > Les accessoires disponibles avec la machine sont variés :

    - Le bobineur permet de confectionner des pelotes à usage direct. Cet accessoire permet également de bobiner les restes de fil à tricoter afin de les ranger plus facilement.

    Bobineur







    - Les poids tendent le tricot au fur et à mesure de son exécution.

    Poids






    - Les poinçons permettent de déplacer 1 ou plusieurs mailles pour rabattre, réaliser des augmentations, des diminutions, ou des points fantaisie.

    Accessoires 

    - Sélecteur avec 1 côté droit.

    - Poinçon 2 + 3 chas.

    - Poinçon 1 + 2 chas.

    - 2 poids.



    - Les sélecteurs (ou règle de poussée d'aiguilles) permettent de positionner les aiguilles pour les actionner ou les mettre en attente.

    Sélecteurs


    Il existe des sélecteurs pour activer une aiguille sur deux ou deux aiguilles sur trois, des sélecteurs universels avec grille pour positionner les aiguilles nécessaires à la réalisation de motifs Jacquard ou de points fantaisie.


    - Des aiguilles de rechange :

    Aiguilles de rechange



     

    - La plupart des machines comportent également un dispositif automatique de changement de point.

    - Un lecteur-programmateur.

    - Un dispositif de réglage selon la grosseur du fil employé.

    - Un moteur d'entraînement pour facilité les mouvements du chariot.

    - Des accessoires d’entretien : une brosse de nettoyage et de l’huile de machine à couder.

    - Le guide-fil secondaire permet la réalisation du Jacquard.

    - Le lecteur de patron lit les contours du patron-tricot et indique à tout moment les opérations à réaliser. Cet accessoire est livré avec des patrons-tricot dessinés dans différentes tailles.

     

    3) Au commencement :

    > Il est conseillé de travailler avec une laine fine et classique (recommandée avec des aiguilles n°3/3,5)

    > La première étage consiste à dévider les écheveaux et les pelotes pour les bobiner de façon à ce que le fil sorte aisément de la nouvelle pelote.

    Pelotes rembobinées



    Pour cela, prendre le bout de l’intérieur de la pelote de départ et

    utiliser le bobineur.





    > Deuxième étape : comprendre le mouvement des aiguilles.

    Son mouvement de va-et-vient à travers la fonture est donné par le passage du chariot.

    Mouvement aiguille

     

    1. L’aiguille sort de la fonture, la maille au passage ouvre automatiquement le clapet.

     

    2. L’aiguille continue de sortir, la maille glisse derrière le clapet.


    3. Le fil à tricoter est placé automatiquement dans le crochet de l’aiguille par la noix en prévision d’une nouvelle maille.

    4. L’aiguille rentre dans la fonture, la maille précédente remonte sur l’aiguille en refermant le clapet et ainsi emprisonne le fil.

    L’aiguille laissera tomber la maille s’il n’y a pas de fil dans le crochet lorsque l’aiguille retourne dans la fonture.

    5. L’aiguille continue à être tirée vers l’arrière, la maille précédente glisse sur le clapet.

     

    6. Lorsque l’aiguille est complètement rentrée en arrière, l’ancienne maille aura glissée par-dessus le clapet, le fil forme ainsi une nouvelle maille dans le crochet.


    > Troisième étape : le positionnement des aiguilles.

    Une machine peut avoir jusqu’à 200 aiguilles et donc peut tricoter jusqu’à 200 mailles.

    Les aiguilles sont numérotées en partant du centre 0 vers la droite et vers le gauche en groupe de 10, soit 100 aiguilles de chaque côté du centre. Cela permet de compter le nombre d’aiguilles à enclencher pour obtenir le nombre souhaité de mailles à monter, et également de savoir, en cours d’ouvrage, combien on a de mailles.

    Position des aiguilles








    Sur chaque côté de la fonture, il y a des repères A, B, C et D. Ce sont les différentes positions des aiguilles pour le tricotage. Le talon de l’aiguille doit être placé en face de ces repères, à l’aide du côté droit du sélecteur.

    « A » : position repos, les aiguilles sont inactives, elles ne bougent pas > pas de tricot.

    « B » : position travail et points, les aiguilles deviennent actives par le passage du chariot et tricotent des mailles.

    « C » : ce repère rappelle l’aiguille de lisière, quand les leviers de rappel sont placés sur l.

    « D » : position d’attente, les mailles sont mises en attente lors de rangs raccourcis, pour la réalisation de poches, d’encolure…

     

    4) On tricote :

    > Faire un échantillon pour déterminer la tension.

    > On a les pelotes rembobinées, le fil est placé dans le dispositif de tension et dans la noix du chariot. Et enfin, le fixer à l’attache-laine au niveau du châssis.

    > Le chariot est à gauche. Le cadran de densité est réglé suivant l’échantillon obtenu.

    Sélecteur> Avec le côté droit du sélecteur, descendre le nombre d’aiguilles correspondant au nombre de mailles à monter, de la position « A » à la position « B ».


    > Réaliser un montage ouvert : passer une fois le chariot, on obtient :

    Im A














    Puis placer un fil de couleur contrastante sur les zigzags du montage entre les crochets des aiguilles et la grille.

    Im B











     

    Tenir fermement, en tirant vers le bas, les 2 extrémités de ce fil, tout en repassant le chariot une à deux fois : cela permet de bloquer les mailles.

    Im B2







    Lâcher le fil de couleur contrastante et l’enlever du tricot ; retirer également le fil à tricoter de l’attache-laine.

    fil en attenteEnsuite on utilise un autre fil de couleur contrastante que l’on met à la place du

    premier (qui est mis en attente) dans la noix.


    Faire quelques rangs avec : ces rangs permettront de remailler sur une aiguille traditionnelle.

    > Reprendre le fil pour tricoter l’ouvrage : un passage de chariot est égal à 1 rang.

    >  Quelques remarques :

    - Ne jamais arrêter le chariot au milieu d’un rang.

    - Ne jamais inverser la direction du chariot, tant qu’il est en contact avec les aiguilles en position de travail.

    - Avancer toujours le chariot jusqu’à ce que l’avant-chariot ait dépassé les aiguilles en position travail, quand on entend un « clic », c’est bon.

    - Si on va trop loin avec le chariot, le fil n’aura plus de tension et on risque d’avoir des boucles au début des rangs.

    > Pour arrêter l’ouvrage :

    Prendre un fil de couleur contrastante et le mettre à la place du fil du tricot.

    Tricoter quelques rangs ; puis enlever le fil de la noix et passer une dernière fois le chariot.

    Attention de bien retirer les poids avant, car quand le chariot passe à vide, le tricot se retire complètement des aiguilles.

    Prendre une aiguille traditionnelle pour remailler le tricot (voir Art."À l’aide) et réaliser les finitions.

     

    5) Les actions possibles :

    > Rabattre des mailles : pour former les emmanchures ou l’encolure, par exemple.

    Rab1



    Le chariot est à droite, donc le fil à tricoter est à droite.

     


    Introduire le poinçon à 1 chas dans la première maille.

    Rab2







    Sortir la maille de l’aiguille.

    Rab3







    La placer sur le crochet à gauche.

    Rab3bis






    Tirer cette aiguille où se trouvent les 2 mailles pour qu’elles se positionnent sur la tige.

    Rab4











    Placer le fil à tricoter dans le crochet ;

    Rab5Rab5 bis









    et tricoter les 2 mailles ensemble (= tirer sur le talon pour repositionner l’aiguille sur le repère « B »).

    Rab6









    On obtient 1 maille en moins.

    Rab7








    Penser à repositionner l’aiguille, qui devient inutile, sur le repère « A ».

    > Diminution à 2 mailles du bord, à l’aide du poinçon à 3 chas :

    Diminuer


     

    Ouvrir les clapets des 4 dernières aiguilles de droite.

     


    Prendre les 3 dernières mailles sur le poinçon : pour cela : accrocher le poinçon dans les 3 dernières aiguilles de droite ; les tirer en position « D » ; les repousser en « A » ; pour finalement les ramener en « B ».


    Enlever le poinçon des aiguilles avec les mailles sur celui-ci.

    Le déplacer une aiguille sur la gauche et transférer les mailles sur les crochets.

     

     

    Une aiguille se retrouve avec 2 mailles, et une sans maille (celle-ci doit retourner en « A »).


    Faire ces diminutions de chaque côté de l’ouvrage.

    Passer 4 fois le chariot, si on diminue tous les 4 rangs.

    > Augmenter de plusieurs mailles : 

    Pour augmenter 4 mailles à gauche, par exemple, pousser 4 aiguilles supplémentaires de position « A » en position « D » du côté gauche.

    Augmenter

     

    Enrouler le fil sans serrer autour des 4 aiguilles dans le sens des

    aiguilles d’une montre. Mettre le levier rappel droit sur ll.

     


    Tricoter 1 rang (= 1 passage de chariot). On obtient 4 mailles supplémentaires à gauche du tricot.

    > Augmentation d’une maille en raglan : pour réaliser le biais de manches, par exemple :

    Augmentation raglan



    Pousser une aiguille supplémentaire de position « A » en position « B » du côté où l’on veut augmenter.



     

    À l’aide du poinçon simple, transférer la dernière maille sur cette aiguille.




     

    Prendre la boucle de la seconde maille du rang inférieur et la mettre sur la seconde aiguille vide.




    Réaliser cette augmentation de chaque côté de l’ouvrage, puis faire 2 passages de chariot, si l’on doit augmenter tous les 2 rangs.




     

    > On peut aussi réaliser cette opération à 2 mailles du bord, à l’aide du poinçon à 3 chas :

    Augm à 2 m. du bord




















     

    > Le manuel accompagnant la machine explique aussi comment faire des ourlets, des encolures, des poches, des boutonnières…, avec la technique des rangs raccourcis.




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  • Sommaire de la page :

    1) Introduction

    2) Tringles et baguettes

    3) Fournitures

    4) Préparatifs pour la chaîne

    5) Tissage

    6) Changement de couleur

    7) Finitions

    1) Introduction :

    > Le tissage à baguettes est plus ancien que le tissage avec une chaîne tendue verticalement ou horizontalement : on peut se passer d’un métier à tisser, d’un peigne et d’une navette. Cette technique est certainement une copie du tressage, vu que les baguettes rondes et minces (A) ont dans le tissage une fonction similaire que les montants dans l’entrelacs de la vannerie. Elle est idéale pour le tissage de carpettes, de tableaux muraux, de tapis, de coussins, etc.

    Le socle (B) est une baguette carrée munie de trous avec un écartement régulier ; dans ces trous, on y insère les baguettes rondes assez minces (munies d’un trou D sur une extrémité) qui portent les fils de chaîne (C : fils tendus qui sert de support à la trame).


    2) Tringles et baguettes : on peut trouver l’appareil dans le commerce et sur internet. Le réaliser soi-même demande des connaissances en bricolage assez pointues.

    > Le support (B), fixé à la table par deux serre-joints, est une baguette carrée de 30x30mm, confectionné dans du bois de hêtre. La longueur dépend de la largeur de la texture : plus la baguette est longue, plus il y a de possibilités de tissage.

    Dans ce socle, on perce des trous d’environ 17mm de profondeur et de 6mm de diamètre, écartement des trous : 9mm. > Écart entre les baguettes (A) = densité de la chaîne (C).

    La chaîne est montée sur des baguettes rondes de 6mm de diamètre et de 25mm de long, elles sont arrondis à leur extrémité : le diamètre des baguettes doit harmoniser avec le forage dans la baguette carrée. On perce ensuite un trou (D) de 2.5 / 3mm à 30mm de l’extrémité de chaque baguette ronde, dans lequel on introduit un fil de 15cm pour former une boucle (E).


    3) Fournitures :

    > On utilise des fils de trame et de chaîne beaucoup plus gros que pour le tissage classique. La trame (les fils que l’on enroule autour des baguettes) doit couvrir et combler la chaîne (C : fils verticaux) sans qu’il y ait de vides. On doit obtenir un tissage régulier et bien serré.


    4) Préparatifs pour la chaîne :

    > Tous les fils de chaîne (C) passent en double épaisseur dans l’armure : couper les fils en comptant : 2 fois la longueur de l’ouvrage + 50cm (+ 34cm s’il y a des franges).

    Enfiler les fils (C) dans les boucles de fils des baguettes rondes (E), les tirer jusqu’à ce que leur milieu se trouve au niveau de la boucle. Pour consolider les bords de l’ouvrage, on peut mettre deux fils de chaîne dans la première et la dernière baguette. Ensuite, introduire les baguettes (quantité de nombre impair) dans les trous de la tringle carrée (B).


    Tissage1

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    5) Tissage :

    > Pour l’armure toile (plus simple), nouer le fil de trame au premier fil de chaîne à droite. Guider le fil de la pelote à travers les baguettes en passant alternativement sous (baguette devant le fil) et sur (baguette derrière le fils) les baguettes (A). Arrivé à la dernière baguette à gauche, enrouler le fil autour, puis repartir vers la droite en procédant de la même manière. Au fur et à mesure, serrer la trame vers le bas pour obtenir une surface régulièrement serrée.

    TISSAGE2

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    TISSAGE3

    Quand on arrive au ¾ des baguettes (A), il faut les sortir de la

    tringle, puis les tirer légèrement en dehors du dernier fil de trame

    vers le haut : de cette façon la chaîne (C) glisse entre la trame.

    Ensuite placer les baguettes de nouveau dans le même ordre dans

    les trous de la tringle et continuer le tissage.



    6) Changement de couleur :

    TISSAGE4

     

    Lors du tissage à baguettes, seule la trame peut former le dessin,

    la chaîne (C) n’apparaît que dans la frange : il suffit de changer la

    couleur de chaque fil de chaîne.

     

     

     

    TISSAGE5

     

    Dans un fond uni col. A, on peut introduire un autre fil col. B en

    nouant le fil prévu dans la trame et tisser un motif avec.

     

     

     

     

    TISSAGE6

     

    Pour éviter des fentes entre les couleurs, il faut croiser les fils et

    revenir en sens inverse.

     

     

     

     

    7) Finitions :

    TISSAGE7

     

    > Les franges : les fils de chaîne doivent dépasser de la même

    longueur de chaque côté. Couper les fils à côté des boucles de fils

    des baguettes, nouer au bord 3 fils de chaîne (C) et ensuite

    toujours 2 fils de chaîne en dirigeant les nœuds près du tissu.

     

     

     

     

    > Un bord droit : Pour le bord du bas, il faut repriser chaque fil de chaîne (C), après l’avoir noué, en revenant en arrière dans le tissu.


    TISSAGE8

     

    > Pour le bord du haut, on peut fermer la chaîne au crochet :

    couper les boucles de chaque baguette, crocheter 1 maille serrée

    dans chaque boucle de fil de chaîne, tirer la chaîne vers le bas de

    façon à ce que le bord au crochet soit placé sur la trame.

     

     

     



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